Un otage, c’est une personne qui, à son corps défendant, est victime d’un moment, d’un contexte ou d’un évènement. Ainsi, les habitants du Mont-Dore Sud ont été pris en otage des mois durant, par les insurgés CCAT de Saint-Louis, qui les ont empêchés de circuler par leurs barrages, ou les ont violentés lors de car-jackings. Aujourd’hui ce sont les écoliers, collégiens et lycéens, scolarisés dans les établissements scolaires dépendant de la DDEC, qui sont otages du bras de fer que la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique, a entrepris de mener avec les institutions et collectivités. Les voilà privés de repas de cantine le midi et contraints durant le temps du déjeuner de déserter leurs établissements, charge aux parents de se débrouiller. Ni eux ni leurs familles n’ont à voir avec l’affaire de gros sous qui oppose la DDEC et les collectivités, ils n’en n’auraient donc logiquement pas à en être les victimes. C’est une lourde responsabilité morale qu’assume l’enseignement catholique dans ce dossier, et il n’est pas certain qu’il en sorte grandi, soutenu ou conforté. Et voilà la DDEC qui, par certains aspects se trouve pourtant dans son bon droit, être l’objet de vives critiques et d’acerbes récriminations. Ça n’était sans doute pas le but recherché par la fermeture des cantines, il est donc sans doute temps de les rouvrir.Â
Nicolas Vignoles 



