Quelques heures seulement avant que la ministre des Outre-mer ne prenne lāavion, la visite de NaĆÆma Moutchou Ć©tait reportĆ©e sine die. Officiellement parce quāil faut dāabord discuter du budget des Outre-mer avant dāaller voir ce qui sāy passe. Plus prosaĆÆquement sans doute, et le programme de visite prĆ©vu pour NaĆÆma Moutchou nous conforte dans cette idĆ©e, il y avait semble-t-il un hiatus entre les attentes et inquiĆ©tudes politiques et Ć©conomiques des CalĆ©doniens, et cette visite ministĆ©rielle bĆ¢tie sur un mode classique et convenu. Ils sāattendaient peut-ĆŖtre Ć ce que la ministre sāenferme quatre jours au Haussariat pour rencontrer les groupes politiques, en particulier le FLNKS, pour faire avancer Bougival, mais aussi le monde Ć©conomique et la Mission InterministĆ©rielle de Claire Durrieu, pour la mise en Åuvre de la relance, Ć lāheure où rien ne va plus. Cette visite, clairement, telle quāelle Ć©tait imaginĆ©e, paraissait dĆ©corrĆ©lĆ©e du moment, des urgences et des incertitudes. Vaut donc peut-ĆŖtre mieux quāelle soit reportĆ©e Ć une date non encore fixĆ©e, et que celle qui sera finalement rĆ©alisĆ©e rĆ©ponde mieux aux exigences calĆ©doniennes du temps. Quelque part, il y a eu maldonne, Ƨa nāest pas grave, Ƨa se rĆ©pare, et cāest toujours reculer pour mieux sauter.
Nicolas Vignoles




