Le FLNKS manifeste ce matin devant le Haut-commissariat contre le report des élections provinciales. Étonnant non ? Parce que, sauf si le Conseil constitutionnel y trouve à redire, les élections provinciales, suivant la volonté et le vote du Parlement, Sénat et Assemblée nationale, auront bien lieu non pas en novembre prochain, mais avant le 28 juin 2026. Si le prétexte est éventé, pourquoi avoir maintenu cette manifestation ? Peut-être parce que, boudant après avoir vu son rassemblement programmé lundi dernier être interdit par l’autorité administrative pour n’avoir pas respecté les délais légaux de déclaration de manifestation, le FLNKS adressait une sorte de pied de nez au Haussariat. Et puis cette manifestation, ça sera toujours une occasion de protester contre l’accord de Bougival, de fustiger les signataires, notamment ceux de l’UNI-Palika, et surtout, de dénoncer le « passage en force » du gouvernement et des non-indépendantistes autour de ces élections. Il n’y a évidemment pas plus de passage en force que de beurre en branche, mais la volonté entre autres d’une majorité de députés et de sénateurs, mais c’est toujours mobilisateur. Et puis il faut bien trouver un motif, une raison, à une manifestation organisée contre le report des élections, maintenant qu’elles sont reportées.
Nicolas Vignoles




