On ne peut pas dire qu’en France, la démocratie représentative ne fonctionne pas. Pour preuve, le nombre de scrutins auxquels nous sommes potentiellement conviés. Ne serait-ce que dans les prochains mois avec à venir des municipales en 2026 et des présidentielles en 2027 mais entre lesquelles pourraient s’insérer des législatives en cas de dissolution et des provinciales pour nous (on sait maintenant quasiment quand). Et plane toujours l’hypothèse d’un référendum envisagé par Emmanuel Macron, ainsi sur les retraites. Si tout s’emboîte, on ne va pas cesser de voter, et ce dans un pays où l’image de la politique est bien écornée. Politique dans laquelle les citoyens n’ont majoritairement plus confiance. Or, le vote est l’illustration la plus ultime de la démocratie, c’est pourquoi lorsque l’on s’abstient (même si c’est un geste politique) ou pire que l’on boycotte, il devient plus difficile par la suite d’avoir voix au chapitre. Surtout qu’en France, le vote se déroule toujours dans les meilleures conditions, pas comme dans certains et nombreux autres pays. Alors si l’on peut toujours estimer que la démocratie participative a meilleur goût que la représentative, celle de l’élection, on ne peut que se réjouir de vivre dans un pays où le poids dans l’urne de chaque citoyen est le même. C’est aussi ce qui explique que le gel, cette exception calédonienne, ne peut perdurer.
Nicolas Vignoles




