Doit-on sauver, non pas ce qui peut l’être, mais ce qui doit l’être ? C’est la question posée par la Direction diocésaine de l’enseignement catholique aux élus des collectivités. La DDEC qui envisage l’avenir avec crainte, faisant planer la menace d’une rentrée 2026 avec certains de ses établissements fermés. Avec un souci majeur qui est qu’il manque 630 millions pour payer les personnes d’accueil, les cantines et les internats, d’ici à fin novembre. Mais où trouver 630 millions dans le marasme où nous nous trouvons ? Les élus ont très certainement la volonté de venir en aide à la DDEC, ils s’y étaient même engagés, mais la réalité financière et budgétaire de la Nouvelle-Calédonie place tout le monde au pied d’un mur. Un mur qui paraît infranchissable. D’autant que, et c’est une évidence pour tout le monde, on ne peut se passer de l’enseignement privé, a fortiori catholique. Un enseignement dont la présence en Calédonie est historique et qui est aujourd’hui nécessaire en ce qu’il enrichit l’offre. Alors oui, la DDEC est clairement en danger, la nécessité de la sauver s’impose à tous, sauf que l’on ignore comment faire et avec quels moyens. C’est là aussi une triste illustration de la situation mortifère dans laquelle nous nous trouvons, et que l’insurrection du 13 mai n’a pas arrangé !
Nicolas Vignoles




