Après le coup de Jarnac joué à LFI par les députés Vincent Caure et Nicolas Metzdorf, on va encore entendre hurler au « passage en force ». C’est l’argument de l’extrême-gauche et du FLNKS, un peu éculé maintenant, pour s’opposer à tout ce qui peut faire avancer la Nouvelle-Calédonie, et après le dégel, c’est donc Bougival. Lorsque l’on revisite l’Histoire, ou qu’on la met à la sauce qui lui convient le mieux, ce que l’UC-FLNKS sait faire, on peut mettre du passage en force à tous les étages. Sauf que, dans notre Histoire récente, il n’y a jamais eu qu’un seul passage en force et il n’émanait ni de l’État, ni du gouvernement et encore moins des non-indépendantistes, mais de la CCAT, émanation de l’UC. Le seul vrai passage en force, c’est celui du 13 mai 2024, lorsqu’il s’est agi de tout détruire pour « arracher Kanaky », c’est-à -dire l’indépendance. Le 13 mai, faudra-t-il le rappeler et le rappeler encore, c’est la tentative d’obtenir l’indépendance dans la rue et par le chaos, alors que les urnes avaient répondu non à trois reprises, et au prétexte fallacieux de s’opposer au dégel. On peut tourner l’affaire dans tous les sens et chercher à modifier le sens des mots, c’était bien un soulèvement, un passage en force, le prolongement par l’émeute du coup de hache dans l’urne d’Eloi Machoro. Â
Nicolas Vignoles




