Il n’y aurait donc plus que dans la classe politique et médiatique nationale que l’on considère que le FLNKS, dans sa version Tein, est une voix qui porte. Même à l’ONU, ne lui en déplaise, l’accord de Bougival est acté comme étant la voie à suivre et à « encourager ». Du coup, on pourrait noter une inflexion dans le fonctionnement du Front par la présence à sa dernière conférence de presse des signataires de Bougival « écartés » et même menacés de sanction, signe que l’on prend peut-être conscience de l’impasse dans laquelle le FLNKS s’est figé. Tout le monde insistant sur la nécessité de faire revenir le Front à la table des discussions dans l’espoir de dégager un consensus, il va bien falloir qu’à un moment ou à un autre le FLNKS se détermine, et dise si, en effet, il entend reprendre les discussions et sur quelle base. Mais si ce changement de stratégie devait prendre corps, cela augurerait d’une sacrée « clarification » au sein du FLNKS entre les radicaux opposés fondamentalement à Bougival, et Tein qui poursuit sa tournée des popottes d’extrême-gauche pour dire tout le mal qu’il pense de l’accord, et ceux qui estiment qu’après s’être marginalisé, voire décrédibilisé, le FLNKS doit revenir « dans le game ». En tous cas, les mains sont tendues vers lui, il ne faudrait pas trop qu’il tarde à les saisir ou à les rejeter.
Nicolas Vignoles




