Peter To Rot est aujourd’hui un Saint de l’Église catholique, le premier saint mélanésien. Il a été canonisé hier par le pape Léon XIV. Catéchiste sur l’île de Nouvelle-Bretagne, il est mort à 33 ans (l’âge du Christ) assassiné par l’occupant japonais le 7 juillet 1945. Il est mort pour sa foi et ses convictions religieuses qu’il n’a jamais reniées, y compris sous la torture. Un modèle, c’est si important dans ce monde qui en manque tant, sinon des influenceurs, des prêcheurs du Net, des vestales des réseaux sociaux. Peter To Rot était un petit, un obscur, un sans-grade, mais son action discrète, néanmoins efficace auprès des siens, ainsi que son courage et sa détermination maintes fois exprimés, en ont fait un guide, un phare. Où sont nos phares aujourd’hui, perdus que nous sommes dans l’inutilité et la dangerosité d’Internet, dans la méfiance qui s’est installée entre nous et qui nous empêche d’avancer ? Les modèles que l’époque nous donne ou nous impose sont les nouveaux veaux d’or, et nous poussent à ne plus distinguer ce qui est essentiel dans une vie d’homme, de tout le superfétatoire que l’on nous vend comme nécessaire. Saint désormais, Peter To Rot nous délivre comme un dernier message en ce qu’il faut être juste et parfait. Sommes-nous encore capables de l’entendre ?
Nicolas Vignoles



