En quelques jours, quelques heures, le processus de mise en œuvre de l’accord de Bougival s’est brusquement accéléré par la volonté du législateur et du gouvernement. La loi organique reportant les provinciales et surtout la réforme constitutionnelle sont en marche au Parlement, cette dernière devant être examinée avant la fin de cette année. Ce sont là les deux textes majeurs que l’on attendait, alors que les délais se resserraient, et qu’une légitime inquiétude pointait quant à l’éventualité que Bougival ne resta qu’un morceau de papier signé par tous les groupes politiques, un petit matin de juillet. Le chemin est encore long, mais les avancées évidentes. Il en est maintenant de la responsabilité des mouvements politiques nationaux de se positionner, en espérant qu’ils ne fassent pas de Bougival un élément de politique nationale dans la perspective des présidentielles. On attend aussi maintenant la réaction de l’UC-FLNKS-CCAT qui va hurler au « passage en force », soutenu par l’extrême-gauche LFiste, et menacer du pire en jouant sur le traumatisme du 13 mai. Cela ne changera pas la volonté du législateur comme du gouvernement, de faire avancer la solution de Bougival, en vue de permettre aux Calédoniens de se prononcer de manière démocratique et républicaine en février prochain.
Nicolas Vignoles Â




