Un 1er ministre, un gouvernement, une censure, un budget, une séance au Sénat… Bien des points d’interrogation encore, et que de difficultés ! Nous ne sommes pas sortis du psychodrame politique que les partis, ayant repris le pouvoir que la Constitution de la 5ᵉ République leur avait confisqué, nous jouent depuis des jours maintenant. « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage », avait dit de Gaulle ! Nous pourrions ajouter, et presque autant de partis politiques dont les uns ne visent que la dissolution, car leur cheffe de file ne peut se présenter à une présidentielle que réclament les autres, persuadés que leur chef de file à eux pourraient créer la surprise. En attendant, la crise est là , l’économie s’inquiète, la France est la risée du monde, et Bougival peut toujours attendre. Cette fin de second mandat d’un président élu sur le ni gauche ni droite est longue, pénible et douloureuse, et sans grande perspective. Et la Nouvelle-Calédonie, là -dedans, est la grande sacrifiée, accrochée toutefois à l’espoir qu’elle demeure cette « priorité » que Sébastien Lecornu a fixée. Mais dans le marasme politique actuel, nous ne sommes pas sûrs que tous, à Paris, accordent la même signification, le même poids ni la même importance au terme priorité.
Nicolas Vignoles




