« En démocratie, les élections se tiennent à l’heure », ainsi parlait Sébastien Lecornu pour justifier le maintien du troisième référendum. Les indépendantistes de l’UC-FLNKS-CCAT qui réclament la tenue des provinciales avant le 30 novembre prochain, lui retournent la phrase. Sauf que… Sauf que si les élections provinciales avaient dû se tenir à l’heure, elles auraient dû avoir lieu en mai 2024. Un premier report de ce scrutin avait été décidé en janvier dernier. Ensuite, la Nouvelle-Calédonie a dû faire face à l’insurrection de cette même UC-FLNKS-CCAT. Au demeurant, si les élections doivent se tenir à l’heure, c’est aussi pour qu’on y participe et non pour qu’on les boycotte, ce qu’ont fait les indépendantistes pour le troisième référendum. Dans leur propension à réécrire l’Histoire et à maquiller la vérité, ces mêmes indépendantistes ne mentionnent jamais que ce troisième référendum de 2021, ce sont bien eux qui l’ont demandé à l’État. Ils sont à l’évidence plus prompts à boycotter un scrutin qu’ils savaient perdu, qu’à réclamer des provinciales qu’ils escomptent gagner. La dialectique de cette frange des indépendantistes est ainsi faite d’arguments spécieux et victimaires, une forme d’illusionnisme politique bien loin de la réalité, c’est le propre des mouvements révolutionnaires et minoritaires.
Nicolas Vignoles




