En attendant de savoir s’il pourra ou non rentrer, Christian Tein s’exprime beaucoup dans la presse de gauche. Cette fois c’est au journal Le Monde, répondant aux questions de Charlotte Mannevy et de Nathalie Guibert, qu’il donne son point de vue.
Une interview dans laquelle le président du FLNKS attaque l’État, s’en prend à Emmanuel Macron, se défend de quoi que ce soit au sujet de Bougival et menace un État qu’il juge comme étant « au pied du mur » et ayant « créé les conditions pour déstabiliser le processus que lui-même a accompagné et encouragé ». Avec au sommet une sorte de grand ordonnateur, Emmanuel Macron, qualifié d’ambigu parce que « en 2015, pour son premier déplacement, il est venu planter un cocotier sur la tombe des dix-neuf indépendantistes morts dans l’assaut de la grotte d’Ouvéa. Le soir même, il déclarait que ‘’La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie’’ ». Un État qui, toujours selon le leader indépendantiste, tricherait avec la coopération des Calédoniens partisans de la Nouvelle-Calédonie française. « Le corps électoral, explique ainsi Christian Tein, c’est ce qui nous a menés au 13 mai 2024. Si on était resté sur la logique du corps électoral figé, on n’en serait pas là aujourd’hui. Pour nous l’État, avec la droite, a triché sur le processus ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : L’interview de Christian Tein a été publié jeudi par Le Monde. ©Bastien Lachaud
Nicolas Vignoles



