Les Calédoniens expatriés sont nombreux et dispersés aux quatre coins du globe. Que ce soit en France métropolitaine, en Europe, en Australie ou au Canada, leurs cœurs restent profondément ancrés dans ce Caillou qu’ils appellent « chez nous ». Nous avons voulu savoir comment ils ressentent la situation actuelle de la Nouvelle-Calédonie depuis là où ils sont. Pour beaucoup, le choc et le traumatisme persistent.
Il n’est pas rare de croiser le chemin de Calédoniens lorsqu’on s’aventure hors du territoire. La diaspora calédonienne s’étend, et malgré la distance, le lien avec leur île natale demeure indéfectible.
Les étudiants expatriés sont nombreux, et beaucoup se posent des questions, à juste titre, sur leur avenir. Étudiant en communication en Métropole, Julien évoque le sentiment d’impuissance face aux événements récents. « La pilule du 13 mai a du mal à passer », confie-t-il. « Je me sens impuissant et profondément chagriné. Ma mère vit seule à La Coulée, je n’ai pas la possibilité de venir l’aider à sécuriser la maison, ni même de l’emmener faire des courses. » Ce sentiment d’impuissance, partagé par beaucoup, accentue la douleur de l’éloignement. Sa compagne, Laurie, partage ce ressenti. « La situation se répète, on se croirait pendant la crise sanitaire du Covid-19. On ne peut rien faire pour améliorer les choses. » Laurie envisage même de faire venir ses parents le plus rapidement possible. « Il n’est pas question de les laisser seuls face à cette situation. » Cette chaîne de réactions témoigne d’une profonde incompréhension couplée à une tristesse palpable chez les Calédoniens expatriés.
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Margaux Lorenzini
*Le prénom a été modifié.


