Ne pas « condamner les victimes de ces événements inqualifiables »

Dans un communiqué, le Medef-NC estime que « la pudeur de posture a atteint ses limites » et appelle l’État à respecter ses engagements. L’État qui, selon l’organisation patronale, « est le seul et unique acteur à pouvoir protéger ce qui n’a pas encore été détruit et reconstruire ce qui l’a été ».

Faisant le constat de ce qui s’est passé et des dernières destructions (SFAC, CFTMC de Poro …), le Mouvement des entreprises de Nouvelle-Calédonie (Medef NC) estime que « la situation, au même titre que la patience des Calédoniens, ne peut plus durer ».

Ce que l’on retient de ce long texte du Medef, c’est qu’il interpelle l’État, lui demandant de prendre ses responsabilités. L’organisation s’insurge également des conditions posées par l’État en échange de son soutien financier. Si le Medef précise comprendre cette position, il indique que si elle « peut se justifier en temps de paix », elle reste toutefois « inaudible dans le contexte actuel que nous vivons. La condition préalable à la reconstruction pour l’ensemble des Calédoniens, artisans du développement économique du territoire, demeure la confiance. Celle-ci doit pouvoir trouver racine dans l’action, la fermeté et l’engagement de l’État », ajoute le Medef.

Selon la fédération patronale, « nous avons besoin de garanties et d’engagements forts et pérennes pour retrouver l’énergie et l’espoir minimum et nécessaires à la reconstruction de notre tissu économique. Les Calédoniens, les chefs d’entreprises et salariés, victimes de cette série d’émeutes ne peuvent pas et n’accepteront pas de financer la reconstruction d’outils incendiés, pillés ou détruits par des individus empreints de haine. Ne confondons pas les responsables et ne commettons pas l’erreur de condamner les victimes de ces événements inqualifiables. »

« Assurer un avenir »

Le Medef souligne que les échéances électorales « ne doivent pas minimiser ou faire oublier la situation insurrectionnelle qui bouleverse l’ensemble du territoire et toute son économie ».

Aussi, conclut le communiqué, « la pudeur de posture a atteint ses limites. L’État doit renforcer son intervention, honorer ses engagements et assurer un avenir à l’ensemble des Calédoniens, affligés et désespérés. »

Nicolas Vignoles

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