Vers un référendum ? Macron évoque une “lecture de la Constitution” et non “une intention”

Après avoir déclaré qu’il pouvait aller “à tout moment au référendum”, Emmanuel Macron a temporisé en évoquant avant tout “une lecture de la Constitution”.

Lors de son déplacement express en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron avait déjà émis l’idée d’un vote. “Ma volonté est que cet accord global soit celui qui intègre notre constitution. Je suis confiant sur leurs capacités à reprendre le dialogue et à construire un accord global dans les prochaines semaines ou les tous prochains mois. Cet accord doit concerner les forces politiques, mais aussi les maires. Mon souhait est également que cet accord soit soumis aux votes des Calédoniens”, avait notamment déclaré le président de la République, en clôture de sa visite officielle alors que le Caillou vivait une deuxième semaine de conflit.

Dans les colonnes du Parisien, le chef de l’Etat est allé encore plus loin en assumant le fait de pouvoir aller “à tout moment au référendum” sur cette réforme constitutionnelle en faveur du dégel du corps électoral, adoptée d’abord par le Sénat puis par l’Assemblée nationale le 15 mai dernier. Est-ce une volonté ou une menace ? Emmanuel Macron, lors d’une en déplacement en Allemagne ce lundi 27 mai, a arrondi les angles. L’idée d’organiser un référendum est avant tout une “lecture de la Constitution” et non “l’expression d’une intention”.

En effet, une fois qu’une réforme constitutionnelle est votée dans les mêmes termes par les deux Chambres, le Sénat et l’Assemblée nationale, le président de la République a alors deux possibilités face à lui : soumettre le projet de loi au Congrès (celui-ci a été repoussé à fin juin pour le moment) ou le soumettre à un référendum.

INTERVIEW – Emmanuel Macron : “Je m’engage à ne pas passer en force la réforme du dégel du corps électoral”

La priorité, pour le chef de l’Etat demeure le retour de l’ordre républicain et le retour d’un dialogue afin d’aboutir à un accord global. Au près des différentes forces politiques calédoniennes, et notamment indépendantistes, il s’est notamment engagé, concernant cette réforme, “à ne pas passer en force pour essayer, pendant encore quelques semaines, de donner une chance à l’apaisement et au dialogue”.

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