Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer entame ce matin une visite de deux jours en Nouvelle-Calédonie. Et au pas de charge ! Tout son temps sera quasiment occupé à recevoir et écouter les uns et les autres, séparément, en groupe, tous ensemble ou pas. Une 5ème visite cette année. A chacune de ses venues on a espéré que Gérald Darmanin débloque la situation, dire que nos espoirs furent à chaque fois douchés serait certes un peu exagéré, mais on a fini, désabusés que nous sommes, par finalement ne plus en attendre grand-chose. A l’impatience, peut être exagérée, a succédé la lassitude et le fatalisme, pendant qu’à Tontouta les avions du retour vers l’inconnu ne désemplissaient pas. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Celle où les contours d’un futur statut seront enfin définis. A en croire le ministère lui-même, ça ne sera pas non plus pour cette fois-ci. Patientons alors, au point où nous en sommes. En revanche, il est étonnant que dans le programme calédonien du ministre, sa visite s’entame par une rencontre au Sénat Coutumier sans passage par la case Bir-Hakeim. Si l’on en croit le programme officiel : pas d’accueil républicain donc, pas plus que de dépôt de gerbe. De là à penser qu’il faut y voir un signe (mauvais), beaucoup seront tenter de le faire !