Deux salles de classe incendiées à Dumbéa

L’école Jack-Mainguet, à Dumbéa, a subi un incendie volontaire hier matin. Un acte condamné par la municipalité et le gouvernement.

Durement impactée par la crise insurrectionnelle de mai 2024, avec la salle des maîtres, le réfectoire et la bibliothèque intégralement ravagés, l’école Jack-Mainguet était tout de même restée debout. Et, ces derniers mois, grâce au financement de l’Etat, elle avait entrepris d’importants travaux. A la rentrée, dans à peine un mois, les écoliers devaient ainsi retrouver une école flambant neuve, sans les stigmates de cette période traumatisante… Malheureusement, lundi matin, vers 6h30, un nouvel incendie volontaire a été enregistré au sein de l’établissement scolaire. Un sinistre qui, selon la municipalité dumbéenne, a « détérioré deux salles de classe ». « La Ville de Dumbéa condamne fermement cet acte de délinquance et va tout mettre en œuvre pour remettre en état les locaux incendiés », peut-on lire dans un communiqué. 

Un acte également dénoncé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : « S’en prendre à une école est un acte grave et inacceptable et c’est porter atteinte à l’éducation de nos enfants, à leur sécurité et à l’avenir collectif de notre pays. L’école est un lieu sacralisé : elle est l’espace où se transmettent les savoirs, les valeurs du vivre-ensemble, du respect et de la citoyenneté. » 

Des auteurs présumés interpellés

Selon la mairie dumbéenne, qui devait encore déposer plainte mais qui attendait d’ores et déjà « une réponse ferme de la justice à ces agissements inadmissibles », plusieurs auteurs présumés ont été interpellés par la police municipale avant d’être entendus par la gendarmerie. 

« Aujourd’hui, au-delà des dégâts matériels (…) c’est un choc humain profond. Ces enseignantes ont non seulement perdu du matériel pédagogique, mais c’est un véritable pan de leur vie qui est parti en fumée. Des centaines d’heures passées dans ces classes à créer, construire, et transmettre. Il n’y a plus rien », a déploré Cynthia Jan, tête de liste de Unir pour l’Avenir. La candidate appelle dès lors à « investir réellement dans la sécurisation des établissements scolaires », à « mettre en place une réponse répressive à la hauteur » et à « rappeler la responsabilité parentale ». « Aucune excuse, aucune justification, aucune minimisation n’est acceptable lorsqu’il s’agit du vandalisme d’une école, quel que soit son niveau. Détruire une école, c’est attaquer l’avenir. Elle doit redevenir un sanctuaire », a-t-elle conclu. 

Claire Gaveau

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