Les rapports de la Chambre territoriale des comptes sont toujours instructifs, en ce qu’en règle générale, ils mettent le doigt sur ce qui ne fonctionne pas en Nouvelle-Calédonie, mais qui coûte néanmoins de l’argent, et parfois beaucoup. Le dernier publié en date concerne la continuité territoriale et plus largement le transport aérien. La CTC pointe un certain nombre de dysfonctionnements, dont on pouvait peut-être se douter, mais que l’on ne peut plus désormais ignorer. Le must étant le fait qu’il y a plus de bénéficiaires de la continuité territoriale (de 22 000 à 33 500), que de personnes qui peuvent y prétendre (21 000) ! Il faudrait donc remettre tout le dispositif à plat et refaire autre chose. Et l’on sait pertinemment qu’il n’y a pas que le fonctionnement de la continuité territoriale qui pose problème. Lorsque l’on réclame une refondation de l’économie, à commencer par l’État, c’est ce genre de difficultés financées par de l’argent public qu’il convient de refonder. Il faut aussi que tout le monde comprenne bien, qu’après le 13 mai, la Nouvelle-Calédonie ne peut plus fonctionner comme elle le faisait auparavant, quand, à l’évidence l’argent n’était pas un problème. C’est l’histoire des vaches maigres et des vaches grasses.
Nicolas VignolesÂ



