En Nouvelle-Calédonie, les pannes d’électricité deviennent courantes. Elles sont plus ou moins étendues, touchent plus ou moins de quartiers, de villes ou de villages, mais elles perturbent tout autant chacun d’entre nous, où que l’on habite. Il faut être patient et, semble-t-il depuis quelque temps, il faut surtout s’y faire. Il arrive donc que la Nouvelle-Calédonie se retrouve dans le noir. Et force est de constater qu’elle ne s’y retrouve pas uniquement pour des problèmes d’alimentation électrique. Elle est aussi dans le noir politiquement, économiquement, socialement. Et cela, on ne s’y fait pas. Dans quelques jours, 2025 tirera le rideau et 2026 pointera le bout de son nez sans que l’on sache vraiment ce que l’année nouvelle nous révélera. Rien de bon, nous disent les économistes et tous ceux qui mettent les mains dans le cambouis budgétaire et financier. Il faut s’attendre à demeurer dans le noir dans lequel la CCAT nous a plongés en 2024, pour un bout de temps encore. Bien plus longtemps qu’une simple panne électrique, même si l’on peut y ajouter celles du téléphone et d’Internet. Lorsque l’électricité revient, surtout après une longue coupure, on ressent un soulagement, presque un sentiment de joie. Souhaitons qu’il en soit de même lorsque l’économie redémarrera, que des investisseurs reviendront et que des emplois seront créés, faisant presque oublier la misère dans laquelle nous aurons été jetés.
Nicolas Vignoles



