On l’attendait, on le réclamait, on l’espérait, il est là et c’est du lourd. L’État a donc dégainé un plan de relance économique et financière au profit de la Nouvelle-Calédonie, prévu pour une durée de 5 ans et budgété à 264 milliards. On n’avait jamais fait autant, et cette aide peut être qualifiée d’historique. Mais il y a des conditions. D’abord que la Nouvelle-Calédonie se réforme, et réforme en particulier son économie, ce que réclame d’ailleurs le monde économique depuis des années, lorgnant plutôt sur une réforme des finances publiques. Ensuite, c’est un plan de 5 ans, et ça sera le dernier ! Passé 2030 en effet, l’État annonce qu’il ne mettra plus un sous dans la Nouvelle-Calédonie, qui doit maintenant et une bonne fois pour toute assumer son émancipation, sauf pour ce qui regarde les compétences régaliennes dont il conserve la charge. Mais l’avertissement est sérieux et doit être pris comme tel. Nous voilà donc face à nos responsabilités, celles d’être enfin capable de gérer ce dont nous sommes en charge. Ça remet sacrément les pendules à l’heure. Le sauvetage de la Nouvelle-Calédonie impose donc que nous ne fassions plus n’importe quoi, et que nous financions ce que nous pouvons financer, et pas plus. Ce plan peut en effet nous sauver, à la condition que les députés et sénateurs adoptent le budget 2026 de la France, et c’est aussi une autre affaire.
Nicolas Vignoles Â



