15 et 16 ans, c’est l’âge des deux mineurs délinquants qui ont remis le feu au Plexus, pourtant déjà incendié et détruit. Les mineurs délinquants, vous savez, cette jeunesse dont les bonnes consciences nous répètent à l’envi, qu’elle est la sacrifiée de l’accord de Nouméa, l’oubliée du développement, la mise à l’écart du progrès. Les mêmes qui trouvent des tonnes de justifications à ce que ces jeunes manifestent leur rébellion contre « l’iniquе ordre colonial » dans le vol, l’agression, la destruction, et qui exigent que l’on s’en occupe enfin. En attendant, par leurs actes, ces mineurs délinquants participent à la déliquescence de la société calédonienne, sa fragilisation, sa rupture. Et l’on ne sait qu’en faire, forces de l’ordre et justice paralysées par les lois qui exonèrent ces doux voyous, d’assumer leurs délits et leur responsabilité. En fait, on ne réduira sensiblement la délinquance des mineurs que lorsque l’on sanctionnera leurs parents financièrement, pénalement, socialement. Des parents qui n’en ont que la qualification et non la qualité, et auxquels il faudra, par la loi et la sanction, apprendre ce que c’est d’être responsables d’enfants, quels que soient leurs origines, leur milieu, leur classe sociale, leur rang dans la société. Mais avant que l’on n’y parvienne, il faudra encore subir bien des avanies de la part de la jeunesse perdue.Â
Nicolas VignolesÂ




