Parce que la loi organique qui reporte les provinciales ne fait plus mention de Bougival, et que l’on se donne un dĂ©lai pour de nouvelles discussions, les opposants indĂ©pendantistes comme non-indĂ©pendantistes, y compris les plus Ă©minents, proclament partout que l’accord de Bougival n’existe plus, et que l’accord est mort. C’est peut-Ăªtre prendre ses dĂ©sirs pour des rĂ©alitĂ©s. D’abord il faut rappeler Ă ceux-lĂ , qui eux aussi mine de rien, rĂ©clament un accord, qu’à part Bougival, dont ils ne veulent pas, ou kanaky, il n’y a rien d’autre sur la table, et il n’y aura jamais rien d’autre qu’un accord de compromis. Qu’ils se le disent, les accords d’ukase ne passeront jamais. On va rediscuter ? C’est une bonne chose, Ă condition que ceux qui ne le veulent pas actuellement reviennent Ă la raison, ce qui n’est pas certain. Et les discussions Ă venir, si tant est qu’elles viennent, n’auront de socle que ce sur quoi les partis politiques calĂ©doniens, Ă l’exception de l’UC-FLNKS-CCAT, se sont mis d’accord. Ce qui signifie clairement que, non seulement Bougival n’est pas mort, mais qu’il bouge bien fortement encore, puisqu’il sera la base de dĂ©part de tout nouveau dialogue. On ne s’extirpera pas de l’accord signĂ© le 12 juillet dernier, et dĂ©fendu depuis par ceux qui courageusement, n’ont pas reniĂ© leurs signatures.
Nicolas Vignoles



