Arrivé mardi dernier pour un séjour qu’il prolonge normalement jusqu’à ce lundi, le ministre des Outre-mer mouille sa chemise, en pleine saison fraîche. On le voit et l’entend partout : télévision, radios, contrôle routier, marché de gros, comité de rédaction, pique-nique sur les hauteurs de Nouméa… Politiquement, ira-t-il là où on l’attend ?
Un samedi pour tout faire. Malgré son énergie et sa bonne volonté, Manuel Valls, occupé par une série de rendez-vous à Nouméa, n’a pas eu le temps de participer à la Coast to Coast entre Touho et Koné : dommage, cela lui aurait permis de peaufiner son endurance, qualité indispensable quand on traite du dossier calédonien. Il n’a pas non plus été en mesure de se rendre à Boulouparis pour monter The Star, dans la 5e course de la 6e réunion hippique de la saison. Il n’a pas, enfin, pu aller au stade Numa-Daly, à Magenta, pour le premier quart de finale du championnat de Calédonie de football. On l’imaginait avec le numéro 10, meneur de jeu. De quelle équipe ? Entre Horizon Patho (Maré) et Saint-Louis, choix délicat. Hormis sur des sentiers, sur un hippodrome ou sur un terrain de football, on a vu le ministre des Outre-mer un peu partout samedi. Pour sa quatrième venue en Calédonie en six mois, Manuel Valls cherche ni à avancer sur la pointe des pieds, ni à se cacher.
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Légende photo : Le ministre a goûté plusieurs produits calédoniens samedi matin, dont du fromage.
Anthony Fillet



