Alors que l’État s’apprête à devenir le premier actionnaire d’Eramet et qu’un accord de partenariat a été signé mardi entre l’Union européenne et la Nouvelle-Calédonie, le sénateur Georges Naturel a interpellé le ministre de l’Économie sur l’avenir de la filière nickel sur le territoire. Roland Lescure s’est voulu rassurant.
Mercredi au Sénat, lors des questions d’actualité au gouvernement, le sénateur Georges Naturel, qui a rejoint récemment le groupe Union centristes et indépendants, a questionné le ministre de l’Économie et de la Souveraineté industrielle « face à la crise profonde » que traverse le secteur du nickel. Il a rappelé que depuis plus de vingt ans, la France et la Nouvelle-Calédonie ont misé sur trois grands complexes métallurgiques, mais « force est de constater que cette ambition a échoué ». Selon lui, malgré les milliards investis et les interventions répétées de l’État, rien n’y fait : « l’usine du Nord est à l’arrêt, la SLN ne survit que sous perfusion financière et Prony Ressources demeure étranglée par le coût des intrants », tandis que le pacte nickel « n’a pu être mis en œuvre ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Béryl Ziegler

