À peine débarqué en Nouvelle-Calédonie, Stéphane Séjourné, le vice-président de la commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, est allé à la rencontre des différents acteurs du territoire. Samedi, devant le Sénat coutumier, il a notamment défendu l’accord de protocole qu’il doit signer mardi.
« Vu d’ici évidemment, géographiquement, quand on parle de l’Europe, c’est lointain et c’est grand. Pourtant, l’Europe est venue jusqu’ici ». Richard Poido, le conseiller aux affaires coutumières au sein du Haut-commissariat, est le premier à avoir pris publiquement la parole, samedi matin, lors de la coutume d’accueil, alors que Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, a officiellement débuté sa visite sur le territoire. Après un premier passage au Haut-commissariat, où il a pu discuter avec le haussaire Jacques Billant et le directeur de la mission interministérielle Amaury Decludt, c’est donc au Sénat coutumier que la délégation a poursuivi son chemin afin d’échanger avec le nouveau président du Sénat coutumier, Richard Poarairiwa, et les sénateurs.
L’occasion pour le dirigeant européen de présenter « en toute transparence » le protocole d’accord qu’il entend signer mardi 20 octobre, mais surtout de convaincre ses interlocuteurs alors qu’une large partie des indépendantistes, notamment l’Union calédonienne et Inaat Ne Kanaky, ont d’ores et déjà critiqué ce « Memorandum of Understanding » (MoU). Face au Sénat coutumier, Stéphane Séjourné, ancien ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a eu l’occasion de poser son ambition : valider un dispositif « gagnant-gagnant » pour le Vieux Continent et la Nouvelle-Calédonie. Car, il ne s’en est pas caché, cet accord doit ainsi permettre à l’Union européenne d’être « moins dépendante sur un certain nombre de matières premières » mais il doit également amener une certaine « création de valeurs » et une « prospérité » pour les territoires concernés.
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Légende photo : Stéphane Séjourné a pu entendre les revendications des coutumiers lors d’un échange de près d’une heure au Sénat coutumier.
Claire Gaveau

