Depuis combien de temps lāĆtat ne sāĆ©tait-il pas impliquĆ© financiĆØrement dans la vie et le fonctionnement dāune entrepriseĀ ? Sans doute depuis un bon moment, cāest la raison pour laquelle lāannonce par lāĆtat de son intervention au sein du capital dāEramet a crƩƩ une surprise et constituĆ© une bonne nouvelle. Alors attention⦠Nous ne sommes pas revenus au Ā« bon temps Ā» du socialisme du dĆ©but des annĆ©es 80 quand la France de Mitterrand nationalisait Ć tout-va, comme sāil Ć©tait le Front Populaire ou la France de la LibĆ©ration. Ća nāest pas une nationalisation, mais une intervention capitalistique dans le but de maintenir dans le giron de la France un de ses derniers bastions industriels, dont il se trouve que la SLN est une filiale, dĆ©laissĆ©e certes comme Cendrillon, mais appartenant au groupe. Ce qui peut nous conduire Ć penser, par voie de ricochet, que lāĆtat va aussi sāoccuper de notre vieille dame, et empĆŖcher quāelle tombe dans le giron de puissances venues de lāIndopacifique. Par voie de consĆ©quence, ce maintien financier de la France en tant que tel dans le paysage mĆ©tallurgique et minier calĆ©donien, pourrait bien convaincre dāautres intĆ©rĆŖts dāinvestir pourquoi pas, dans KNS ou lāUsine du Sud ? Si lāon ajoute Ć cela, lāintĆ©rĆŖt que semble porter lāUnion europĆ©enne Ć notre nickel, au travers de ce MOU dont on parle beaucoup, on se dit quāil y a peut-ĆŖtre en ce moment, un espoir minier.
Lucien Lacombe

