Entreprises, banques, start-up et institutions se sont réunies hier matin à l’Université de la Nouvelle-Calédonie pour les premières Assises de la Fintech. Objectif : identifier les obstacles qui compliquent encore l’accès aux services de paiement modernes et établir une feuille de route commune.
Payer un fournisseur à l’étranger, être réglé en ligne par un client ou proposer le paiement par carte sur un site marchand : autant d’usages devenus courants ailleurs mais qui restent, selon les organisateurs, difficiles voire impossibles pour certaines entreprises calédoniennes. La FEINC (Fédération des entreprises et industries de Nouvelle-Calédonie), Open NC et la French Tech NC mettent notamment en cause le fait que la Nouvelle-Calédonie, et plus largement la zone CFP, ne sont pas raccordées aux mêmes réseaux bancaires que le reste du monde.
Pour les organisateurs, ces difficultés pèsent directement sur la compétitivité des entreprises présentes en ligne et freinent le développement de l’économie numérique et des services exportables. Une note cosignée par les trois structures a servi de base aux échanges.
Banques, entreprises et régulateurs
Au programme de la matinée figuraient plusieurs tables rondes réunissant entreprises, banques, acteurs du paiement, OPT, IEOM (Institut d’émission d’outre-mer) et autres institutions. Une étude menée en 2025 auprès des 18-25 ans, ainsi qu’une enquête sur les besoins des entreprises calédoniennes en matière de paiements innovants, ont également été présentées.
Cet événement a été conçu comme la première étape d’une démarche appelée à se poursuivre. À l’issue de la rencontre, le dirigeant de Shop NC, Romain Chavigny, dresse le bilan : « Nous avons prévu de nous retrouver dans un mois. L’objectif était d’identifier précisément les points de blocage afin de pouvoir agir concrètement. Aujourd’hui, les entreprises calédoniennes doivent pouvoir être compétitives et exporter. Des solutions partielles existent depuis quelques années, mais il y a désormais urgence. Si aucune réponse n’est apportée, certaines entreprises devront trouver des solutions ailleurs, avec le risque de fuite de capitaux de la Nouvelle-Calédonie. Ce n’est évidemment pas l’objectif. Il faut agir pour ne pas perdre de parts de marché. »
Légende photo : La French Tech NC vient d’obtenir le label de capitale French Tech pour la période 2026-2028.
I.L.R.

