Le premier comité consultatif consacré à la deuxième route du Mont-Dore s’est tenu hier à la mairie, avec pour objectif de présenter les études déjà réalisées et celles qui seront prochainement lancées.
Porté depuis près de dix ans, le projet vise à créer un nouvel axe routier permettant de contourner la RP1 au niveau de Saint-Louis, régulièrement touchée par des blocages et des caillassages. Plusieurs solutions ont été envisagées au fil des années : tunnel, route de montagne, corniche, téléphérique ou encore liaison maritime par ferry. C’est finalement le choix d’un viaduc d’environ 4,1 kilomètres qui a été retenu, notamment en raison des contraintes liées aux inondations dans le secteur de la Coulée.
Alors que la province Sud a lancé fin mai un appel d’offres pour de nouvelles études portant notamment sur les impacts environnementaux et les retombées économiques du projet, la municipalité a souhaité associer à la réflexion les habitants, les acteurs économiques, les chefferies et les institutions. « Très peu de personnes sont au courant du résultat de ces études et de l’avancée du projet », avait constaté la maire Nina Julié. Elle souhaite donc « la plus grande transparence » autour d’une infrastructure dont le coût est aujourd’hui estimé à près de 60 milliards de francs. Les conclusions de ces études sont attendues au début de 2027. Pour la municipalité, l’enjeu dépasse largement le seul désenclavement du Mont-Dore. Nina Julié estime que le chantier pourrait représenter « six à huit années de travail » pour les Calédoniens et constituer « une belle opportunité de développement pour la Nouvelle-Calédonie ». Reste désormais à convaincre les partenaires publics et les investisseurs de la pertinence et de la nécessité de cette infrastructure.
B.Z.

