Parce qu’il vocifère, le FLNKS croit qu’il fait encore peur. Ses échecs répétés depuis le 13 mai 2024 ont amoindri son discours, embrumé son message, affaibli ses revendications. Le spectacle donné lors de sa conférence de presse était significatif à ce titre.
Le FLNKS pense qu’il a encore quelque chose à dire. Réunis autour de Christian Tein, revenu d’une campagne électorale provinciale qui n’a guère été concluante, quelques anciens élus ou membres prolongés du gouvernement ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la mission transpartisane qui se rendra prochainement à Paris.
Le FLNKS foutu dehors ?
Lorsque la CCAT, émanation de l’UC-FLNKS, déclenche l’insurrection le 13 mai 2024, c’est pour arracher l’indépendance que les urnes ont refusée aux indépendantistes. L’échec est patent, et il s’ajoute aux échecs répétés des leaders radicaux du FLNKS qui promettent Kanaky à leurs troupes depuis des lustres. C’est pour cette raison, et cette raison seule, que l’UC-FLNKS n’a pas triomphé aux élections municipales, pas plus qu’aux provinciales où le Front n’a pas décroché la province Nord et a fait jeu égal aux Îles avec l’héritier du LKS. Les Îles où un électeur sur deux n’est pas allé voter ! Le regard que posent les militants indépendantistes sur le FLNKS est particulièrement critique en raison du fait que l’insurrection a jeté nombre d’entre eux dans la misère. Mais de cela, le FLNKS ne veut rien voir et n’en tirer aucune conséquence politique, voulant conserver cette ligne radicale qui pourtant ne le mène nulle part.
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J.D.

