Lulla déploie avec « Les Gardiennes, notre futur est ancestral » une installation pensée comme une « expérience résolument immersive ». Au Centre culturel Tjibaou, la plasticienne a imaginé un ventre au sein de la Case Kanake. Divisée en cinq chambres, chacune est consacrée à une figure symbolique : la Mémoire, la Terre, le Souffle, le Lien et le Temps.
Après neuf mois de conception, Lulla invite surtout le visiteur à prendre son temps : « le temps de ralentir. De lire les textes de médiation. D’écouter. De sentir. De regarder les détails. » Photographies, sculptures, peintures, broderies, cyanotypes, créations sonores, vidéos ou installations lumineuses composent cette « cosmogonie contemporaine imaginaire », destinée à ouvrir un espace « poétique, sensible et accessible ».
Le parcours relie notamment réseaux biologiques, mémoires collectives et récits historiques autour de l’interdépendance, de la résilience et de la réparation. Ouverte depuis un mois et demi, l’exposition a déjà accueilli plus de 3 000 visiteurs. L’entrée, habituellement fixée à 500 francs, sera gratuite dimanche pour son dernier jour au Centre culturel Tjibaou.


