Mercredi, le gouvernement a présenté l’ampleur des dégâts aux élus du Congrès, réunis en commission plénière non publique. Le diagnostic de Philippe Blaise, membre du gouvernement en charge du budget et des finances.
La Nouvelle-Calédonie va encore avoir du mal à boucler l’année. L’annonce du versement de 13 milliards de francs par l’État avant la fin du mois d’août va lui offrir un répit. Mais passé octobre, le territoire devra composer avec une équation budgétaire toujours aussi tendue. Comment expliquer cette situation récurrente ?
Selon le nouveau membre du gouvernement, la tension actuelle est liée au versement non intégral du prêt garanti par l’État. « Le budget 2026 a été construit avec la certitude d’avoir le versement intégral de ces 44 milliards, et à partir du moment où l’État ne nous en a versé qu’une partie, c’est-à -dire 16,6 milliards, forcément, on s’est retrouvés en déficit de ressources », explique-t-il. Une situation qui a pesé sur la capacité de la collectivité à alimenter les comptes sociaux, les provinces, les communes et les établissements publics. Mais ce problème de trésorerie ne l’inquiète pas outre mesure. « On voit que c’est une crise un peu artificielle. Mais ce n’est pas la crise de fond », résume-t-il.
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Légende photo : Philippe Blaise durant la commission plénière au Congrès, mercredi, consacrée à l’examen de la situation financière de la Nouvelle-Calédonie.
Béryl Ziegler


