Les jours se suivent et les « aléas techniques » s’enchaînent, aussi le programme de vols d’Aircalin « connaît d’importantes perturbations ». Évidemment, les équipes d’Air Calédonie International sont « sincèrement désolées pour les désagréments occasionnés par cette situation », et disent avoir « pleinement conscience des conséquences que cela peut avoir sur vos voyages ». La communication de la compagnie précise que les équipes techniques et opérationnelles « sont pleinement mobilisées » pour réparer les pannes ou chasser les mauvaises odeurs. Aircalin cherche à rassurer ses passagers expliquant que « des reprogrammations de vols sont actuellement en cours d’étude ». La dialectique d’Aircalin insiste sur le fait que tout le monde sera contacté « dès qu’une solution adaptée pourra être proposée ». Sauf que ça n’est pas aussi simple… Le problème, ce ne sont pas seulement ces pannes qui ne s’arrêtent jamais, c’est la manière dont les passagers en sont informés. Et si l’on en croit leurs réactions sur les réseaux sociaux comme sur les médias, et bien les passagers ne sont pas contents, ils sont même très énervés parce que les justifications de la société ne les convainquent pas, pas plus que les excuses formulées à bas bruit. Aircalin se confronte au fait qu’on ne rogne pas sur la liberté de circuler des Calédoniens, a fortiori en période de vacances. Et l’image d’Aircalin, qui n’était déjà pas formidable, va avoir du mal à s’en remettre.
Lucien Lacombe

