La DUS, Dynamik unitaire Sud, semblait en sommeil à la suite de l’éviction de ses leaders principaux. Sylvain Pabouty a tenu une Coordination générale ces derniers jours. Le parti, que préside désormais Henri Kaoua Wedoi, ne fait pas dans la dentelle.
Les militants réunis en Coordination générale n’ont pas tant dressé le bilan des provinciales où le FLNKS n’a pas fait les résultats escomptés, que commenté les conséquences. La DUS constate donc qu’il y a un accord de gouvernance, « accord conclu, dit un communiqué, entre la droite coloniale afrikaner et l’Éveil océanien ». Cet accord, dit la DUS, « confirme une orientation politique claire : maintenir les indépendantistes à l’écart des responsabilités essentielles dans la conduite du pays, alors même que le pays traverse une crise économique, sociale et institutionnelle majeure ». On notera que l’orientation politique claire dénoncée par la DUS est celle imprimée par les provinciales du 28 juin, et que la crise que semble déplorer la DUS n’est jamais que la conséquence des émeutes de la CCAT de mai 2024 et suivantes. Pour la DUS, la preuve de cette orientation est « la répartition déséquilibrée des responsabilités institutionnelles », qui est selon elle « révélatrice ». On rappellera pour mémoire que la répartition des secteurs au sein du 19e gouvernement a été adoptée à l’unanimité.
Critique de la mission
Dans la foulée, les militants de la DUS s’en prennent à la mission qui doit se rendre prochainement à Paris, une mission que la DUS qualifie de « prétendument transpartisane ». Pour la DUS, « une telle qualification apparaît pour le moins contestable au regard de la configuration politique actuelle et de l’absence d’une véritable représentation équilibrée des différentes sensibilités politiques du pays ». La DUS voit même une sorte de piège dans cette mission. « Dès lors, s’interroge-t-elle, une question politique fondamentale se pose : cette mission dite “transpartisane” a-t-elle réellement pour seul objectif de rechercher des financements d’urgence, ou sert-elle également à préparer les prochaines négociations sur l’avenir politique et institutionnel du pays ? » On notera enfin que la DUS apporte son soutien à l’UGPE (Union générale des parents d’élèves), dont le secrétaire est un militant, « dénigré injustement dans la polémique déclenchée par les représentants de la tendance afrikaner de la province Sud », écrit la DUS.


