Ébranlée par huit exercices déficitaires consécutifs et le choc des événements de mai 2024, la SIC refuse de baisser les bras. Lors d’une conférence de presse itinérante hier à Dumbéa centre, la direction et les élus ont présenté leur rapport d’impact 2024-2025. Entre plan de survie, réhabilitation du parc et soutien aux commerçants et étudiants, le bailleur esquisse sa renaissance.
Le constat est sans concessions. Réunis sur le terrain à Dumbéa centre pour la présentation de leur rapport d’impact 2024-2025, les dirigeants de la Société immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC) n’ont pas masqué la gravité de la situation. Le premier bailleur du Territoire traverse la crise la plus aiguë de son histoire. Avec une vacance de son parc immobilier de 27 %, une dette technique supérieure à 4 milliards de francs et un stock d’impayés atteignant 3,5 milliards de francs (dont 1,2 milliard accumulé depuis mai 2024), le modèle traditionnel s’effrite. Pire : 1 000 familles sont sorties du parc depuis le début des exactions, basculant souvent dans une précarité plus importante.
Pourtant, la SIC tient bon grâce à un modèle fondé sur des emprunts longs et un patrimoine de 11 291 logements abritant 23 360 personnes. Face à l’urgence, un plan de survie drastique a été adopté dès juillet 2024 : réduction des charges de 40 % et restructuration ramenant les effectifs à 125 collaborateurs. Pour Benoît Naturel, directeur général de la SIC : « La refondation calédonienne se jouera aussi sur le logement. Les leviers d’action sont connus. La SIC y prendra sa part en coopération avec les élus et les collectivités ».
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E.F.



