C’est acté, la province Sud a voté hier matin une subvention à la SIC pour qu’elle s’occupe de la destruction des logements sociaux à Tindu et à la cité Pierre-Lenquette. La présidente de la province a félicité ce qu’elle considérait comme une nécessité. Mais comment en est-on arrivé à de telles mesures ?
« La politique menée par nos prédécesseurs (Calédonie ensemble, ndlr) de construire des logements en quantité (« 1000 logements par an ») a clairement mené à l’échec », a déclaré Sonia Backes sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, et particulièrement depuis les émeutes de 2024, la présidente de l’assemblée souhaitait voir disparaître petit à petit l’offre d’habitat social dans la province. Cela a commencé en 2024 par la décision de ne plus construire de logements sociaux, comme elle le rappelle dans son post. Puis, celle de détruire les immeubles les plus anciens, dans les quartiers où « la concentration pose le plus de difficultés ».
Ainsi, dans la cité Pierre-Lenquette, à Montravel, les bâtiments B, D et E seront détruits. Deux d’entre eux sont abandonnés, insalubres et envahis par des nuisibles, selon ses habitants, qui se plaignent aussi des occupations intempestives et de l’insécurité. À Tindu, deux immeubles seront également démolis. La présidente de la province justifie ces démolitions par le manque d’efficacité des logements. Selon elle, trop de logements ont été construits pour trop peu de demandes, et sans pour autant empêcher la progression du nombre de squats ou diminuer les difficultés sociales.
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Jade Esposito



