Très présent sur les réseaux, Alain Descombels replonge dans l’arène, à la tête d’une liste présentée comme citoyenne, mais soutenue par le RN. Alain Descombels mise d’ailleurs tout sur une victoire du RN l’an prochain aux présidentielles pour faire avancer son projet.
LVDC : La liste que vous conduisez, c’est une liste Rassemblement national ou pas ?
AD : C’est une liste citoyenne soutenue par le Rassemblement national, dont je suis la tête de liste. Ce que nous voulons, c’est justement que le Rassemblement national puisse demain disposer d’une majorité importante, peut-être 250 ou 300 députés, et que nous ayons un président ou une présidente qui s’engage officiellement à respecter notre programme et à lui donner les moyens d’être appliqué. C’est aussi pour cela que j’ai souhaité constituer une liste citoyenne, avec des personnes aux compétences variées. Lorsque l’on siège au Congrès ou dans une province – j’en sais quelque chose pour y avoir été – il faut des profils différents, car les dossiers sont complexes. L’intérêt des Calédoniens, c’est que nous soyons capables d’apporter des réponses à leurs demandes.
LVDC : De manière assez honnête, vous aviez confié avoir eu des contacts avec beaucoup de gens avant de constituer votre liste. Est-ce que la multiplicité de ces contacts et leur diversité n’a pas nui à l’image que pouvait donner le Rassemblement national ici ?
AD : Non, parce que les Calédoniens n’arrêtent pas de dire qu’il faut absolument se rassembler, et je savais par expérience que ça ne marcherait pas. Donc, j’ai voulu faire la démonstration qu’il n’y a aucune possibilité en Calédonie. On ne veut pas être français, mais on est un vrai village gaulois, en fait. Et donc, je savais qu’on n’y arriverait pas. J’ai voulu faire la démonstration que, oui, il fallait discuter avec tout le monde, mais je savais qu’ils allaient tous s’étriper pour la première place, la deuxième place, etc. C’est pour ça que notre programme est très, très complet, avec un certain nombre de personnes qui étaient prêtes. Notre programme, on l’a construit depuis le mois de janvier, on savait très bien en le préparant, qu’il fallait avoir un programme sérieux et pas faire un programme à l’urgence dans cette affaire. Et donc, j’ai voulu démontrer que ce qu’il y aurait, c’est que finalement, on est pire que le village gaulois. Tout le monde a voulu être le premier, ce qui peut être risible d’un côté, mais dramatique compte tenu de la situation. Alors, je n’oublie pas quand même que ceux qui se sont associés ont commencé d’abord par se disputer. Finalement, ils ont essayé de se rabibocher en sachant que tous se détestent, c’est connu de tout le monde. Entre Mme Ruffenach et Mme Backes, il y a autant de disparités qu’entre un indépendantiste et un non-indépendantiste dans la façon de se percevoir. Donc, finalement, il n’y a pas de liste vraiment qui soit unique, et puis, sur 120 000 électeurs, je pense qu’il y a matière à ce que nous puissions passer plusieurs listes, pourquoi pas, puisque de toute façon, les indépendantistes sont autant séparés que le camp des loyalistes, je ne suis donc pas inquiet de ce qui sortira sur la province Sud. Dans les îles, on sait très bien que les indépendantistes de toute façon n’ont aucun problème, et il n’y a aucune liste de type non-indépendantiste qui pourra sortir des îles ou bien du Nord. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Propos recueillis par Nicolas Vignoles



