Selon les données publiées par l’ISEE, l’indice des prix à la consommation progresse de 0,3 % en mai 2026, sous l’effet principal de la hausse du gazole. Une augmentation toutefois moins marquée qu’en avril.
L’inflation se stabilise. En mai 2026, l’indice général des prix à la consommation affiche une hausse mensuelle de 0,3 %, confirmant un net ralentissement par rapport au mois précédent (1,1 %). Sur un an, l’inflation reste limitée à +0,3 %, soit bien en-dessous des 2 % préconisés par la Banque centrale européenne (BCE) pour une croissance saine.
L’énergie, principale fautive
Derrière cette progression modérée de 0,3 % en mai se cache une réalité contrastée. L’énergie reste le principal poste inflationniste, avec une hausse de 2,6 % sur le mois, portée avant tout par le gazole, dont le prix s’est envolé à la suite du conflit au Moyen-Orient. Son prix à la pompe a atteint 195,3 F/L, dépassant désormais celui de l’essence (174,6 F/L). L’ISEE souligne que « le renchérissement de l’énergie demeure le principal facteur de cette hausse ». Sur un an, ce poste accuse une flambée de 11,7 %. Les prix du gaz, de l’électricité et du charbon restent, eux, inchangés.
Les services progressent quant à eux de 0,1 %, tirés par les transports aériens internationaux (+0,8 %) et la restauration (+0,2 %), tandis que les nuitées hôtelières en établissements 2 et 3 étoiles reculent de 1,1 %.
L’alimentation et les produits manufacturés en recul
Les prix alimentaires continuent de reculer très légèrement (-0,1 %), pour le troisième mois consécutif. La baisse des produits laitiers, des boissons non alcoolisées (-1,5 %) et des produits alimentaires divers est en partie compensée par la hausse du prix du poisson (+2,2 %) et de la viande (+0,6 %). Sur un an, l’alimentation enregistre un recul de 1,5 %.
Quant aux produits manufacturés, après une hausse en avril, ils reculent de 0,2 % en mai. Cette baisse est principalement due au repli des prix des voitures particulières (-0,8 %), notamment les véhicules d’occasion, ainsi qu’aux équipements de loisirs et de sport en plein air (-1,6 %). Sur douze mois, ce poste accuse une baisse de 3,3 %.

Les ménages modestes aussi touchés
L’ISEE publie également un indice spécifique pour les 20 % de ménages aux revenus les plus faibles. En mai, leur panier progresse lui aussi de 0,3 %, au même rythme que l’ensemble des Calédoniens. Sur un an, leur inflation est cependant légèrement inférieure, à +0,2 %, notamment parce que les produits manufacturés pèsent davantage dans leur budget et ont baissé plus fortement (-4,7 % sur un an contre -3,3 % pour l’ensemble des Calédoniens).



