Encore une panne sur un avion Aircalin… mais cette fois, la compagnie a la pièce

La compagnie à l’hibiscus n’en finit pas de naviguer dans la tourmente. Après une série noire historique, une nouvelle panne, mardi, est venue rappeler que la page n’est pas encore tout à fait tournée, même si, cette fois, le dénouement est plus heureux.

Décidément, la trêve aura été de courte durée. Alors que la compagnie semblait reprendre son souffle après des mois de turbulences, un nouvel aléa technique est venu contrarier les plans d’Aircalin et ceux de ses passagers. Le 9 juin 2026, l’un des deux A330neo de la flotte a été cloué au sol à Singapour, victime d’une panne sur sa pompe à carburant HMU (Hydro-Mechanical Unit). Résultat : des vols long-courriers perturbés entre Nouméa, Singapour, Bangkok et Paris, avec des retards de plusieurs heures sur les rotations des 10, 11, 12 et 13 juin.

La cause de la panne est identifiée et bien connue : il s’agit précisément encore une fois de cette pompe à carburant HMU, la « fuel pump », montée sur les moteurs Rolls-Royce équipant l’A330neo. « Ce n’est pas un problème propre à Aircalin : plus d’une trentaine de compagnies dans le monde rencontrent les mêmes difficultés », soulignait Georges Selefen, PDG d’Aircalin, la semaine dernière dans nos colonnes, en rappelant qu’Aircalin a été la compagnie de lancement de l’A330neo et que cela implique en quelque sorte « d’essuyer les plâtres », précisait-il. À cela s’ajoute l’isolement géographique de la Nouvelle-Calédonie : « Une compagnie en Europe est dépannée en quatre heures. Nous, c’est trois à quatre jours. »

Mais cette fois, l’histoire se termine mieux que prévu. L’appareil immobilisé à Singapour a pu être réparé rapidement, en 24 heures, grâce à la présence à bord de pièces de rechange, précisément celles qu’Aircalin a arrachées de haute lutte à Rolls-Royce, après des négociations serrées en lien avec Airbus. Cette fois, le délai de réparation aura été bien plus court. La panne est résolue, l’avion a redécollé. Reste à espérer que la série noire s’arrête là. Car si la compagnie est en mesure de réparer plus rapidement, elle ne sait pas encore empêcher les pannes.

Béryl Ziegler

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