Dans la nuit de samedi à dimanche, un feu a détruit les locaux de l’association Hippocampe, à Koutio, qui accompagne des personnes atteintes de troubles psychiques et leurs familles. Tout le matériel a brûlé, y compris les instruments du groupe de musique monté par ses membres. L’association en appelle à la solidarité des particuliers et des institutions, tandis que la mairie de Dumbéa lance un appel à témoins pour faire avancer l’enquête.
Il ne reste plus rien, ou si peu, de leur havre de paix. De cette maison en bois, qui était leur lieu de vie commun, subsistent seulement des gravats, des tôles tordues et encore fumantes, et une charpente noircie. « Notre refuge, notre maison, notre studio de répèt’, voilà ce qu’il en reste », s’émeut l’association Hippocampe sur sa page Facebook. Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a ravagé la villa qu’elle louait rue Monod, à Koutio, à proximité du Centre international sport et expertise (Cise), à Dumbéa. Fort heureusement, le feu n’a fait aucun blessé – le bâtiment était inoccupé au moment des faits – mais le préjudice est malgré tout immense.
Depuis cinq ans, c’est dans cette maison qu’Hippocampe organisait ses activités en journée. L’association réunit des personnes atteintes de troubles psychiques, notamment de schizophrénie, leurs familles et leurs proches (lire l’encadré). « Nous avions tout construit et nous avons tout perdu », témoigne Pascal Royeres, co-président de l’association, auprès de La Voix du Caillou.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

