Une délégation transpartisane de neuf élus calédoniens mène cette semaine une série de rendez-vous à Paris. Sénat, Matignon, Assemblée nationale : la mission entend sensibiliser les responsables nationaux à la situation financière de la Nouvelle-Calédonie et obtenir l’aide de l’État.
La mission transpartisane calédonienne a entamé lundi cinq jours de rencontres dans la capitale. Les neuf membres de la délégation ont déjeuné hier avec le président du Sénat, Gérard Larcher, et les présidents de groupe, avant un échange avec David Amiel, le ministre chargé de l’Action et des Comptes publics. Ils devraient aujourd’hui être reçus à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu, puis à l’Assemblée nationale par sa présidente, Yaël Braun-Pivet, et les présidents de groupe. Un déjeuner avec la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, est également prévu jeudi.
Objectif : obtenir un soutien de l’État face aux difficultés financières du territoire. Cette démarche intervient alors que les élus calédoniens cherchent notamment à alléger le poids de la dette et à obtenir des fonds de l’État.
Multiplier les relais à Paris
En marge des rendez-vous institutionnels, plusieurs élus profitent du déplacement pour rencontrer d’autres responsables politiques. Virginie Ruffenach indique ainsi avoir déjà échangé avec Yaël Braun-Pivet sur « la situation financière de la Nouvelle-Calédonie » et sur l’éventuelle extension de dispositifs nationaux permettant de mieux évaluer les politiques publiques sur le territoire.
La présidente du Congrès a également rencontré le député européen François-Xavier Bellamy pour évoquer la filière nickel. Selon elle, « la reprise de ce secteur, à elle seule, permettrait un véritable redressement de la Calédonie ».
Avec Arthur Delaporte, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, les discussions ont porté sur les besoins budgétaires. Virginie Ruffenach estime que les fonds de l’État sont aujourd’hui « indispensables pour permettre à notre territoire de sortir du marasme ». Pour l’élue, ces rencontres doivent permettre de « faire entendre la voix de la Nouvelle-Calédonie et rappeler l’urgence de la situation ».
I.L.R.

