Environ 600 plants ont Ă©tĂ© arrachĂ©s sur deux parcelles de forĂªt sèche dans le sud de la Grande Terre. Face Ă ces dĂ©gradations, Thibaut Bizien, fondateur de Caledoclean, rappelle la fragilitĂ© du patrimoine naturel calĂ©donien.
La découverte a suscité la colère de Caledoclean. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Thibaut Bizien déplore les arrachages constatés sur deux parcelles récemment plantées. Au total, environ 600 plants, soit 300 par parcelle, ont été arrachés. Les deux espaces concernés rassemblent quelque 4 000 arbres.
Le fondateur de l’association ne souhaite pas préciser l’emplacement exact des parcelles, afin de ne pas attirer davantage de personnes sur le site et ainsi d’éviter de nouvelles dégradations. Derrière le « coup de gueule », l’objectif est avant tout de sensibiliser. « Quel que soit son état d’esprit, personne ne devrait jamais se dire que c’est une bonne idée d’arracher une plante », insiste Thibaut Bizien.
Selon lui, ces comportements ne sont pas isolés : arrachages, vols ou dégradations de végétaux et de sites sont régulièrement constatés et affectent aussi bien les pépinières que le travail réalisé lors des plantations.
« Un patrimoine très fragile »
Au-delĂ des plants eux-mĂªmes, chaque plantation reprĂ©sente des moyens matĂ©riels et humains : terreau, paillage, prĂ©paration du terrain ou encore mise en terre. Autant d’efforts qui peuvent Ăªtre anĂ©antis en quelques instants lorsque les vĂ©gĂ©taux sont retirĂ©s.
Mais, pour Thibaut Bizien, l’enjeu principal reste les conséquences pour l’environnement et la préservation des espèces. Il rappelle que plusieurs espèces végétales sont menacées en Nouvelle-Calédonie et insiste sur la nécessité de préserver ce patrimoine naturel. « Notre patrimoine est très fragile, en danger. Il s’agit d’un enjeu primordial qui consiste à conserver notre biodiversité », souligne-t-il. Un message que l’association espère désormais voir entendu, pour que les plantations réalisées ne soient plus la cible de telles dégradations.
I.L.R


