Des pluies torrentielles, un mort, des cultures inondées, des routes coupées, des creeks surchargés, des vigilances de toutes les couleurs, un ciel qui n’en finit pas de nous tomber sur la tête. On a l’impression que depuis un moment maintenant, rien n’est épargné à la Nouvelle-Calédonie. Ces inondations auront des répercussions économiques, comme si nous avions besoin de cela et les agriculteurs ont raison de s’en inquiéter ! Les Évènements de 84-88 avaient été qualifiés « d’années de cendre », que dirons-nous de la période dans laquelle nous sommes actuellement plongés ? Et c’est dans ce contexte que les institutions s’installent avec la mission de nous sortir de la situation dans laquelle nous sommes plongés, et de réparer autant que faire se peut les plaies dont nous sommes encore couverts. Le beau temps vient toujours après l’orage dit le dicton, mais convenons au sujet de la Calédonie, que l’orage dure un peu trop longtemps et que nous rêvons d’accalmie parce qu’il est plus que temps. Nos institutions donc au travail, et il ne va pas en manquer pour tenter de remettre d’équerre ce qui est épars, et que la Nouvelle-Calédonie retrouve un peu de ce qu’elle était avant le 13 mai.
Nicolas Vignoles



