Demain mardi, le Congrès se réunit en séance plénière pour déterminer le nombre de membres composant le prochain gouvernement. Il n’y a pas de suspense, ça sera onze.
En politique aussi il y a des faits immuables et des traditions qui perdurent. On en veut pour exemple que le fait politique est que, sauf aux temps immémoriaux, il n’y a jamais eu de majorité au Congrès sortie des urnes. Les majorités n’ont jamais été que de circonstance ou de gestion, et issues d’alliances ou de coalitions qui ont tenu le temps qu’elles ont tenu, ou elles émanent comme c’est le cas depuis le 28 juin, d’un accord « de gouvernance ». Voilà pour les faits, et parmi les traditions politiques, il y a celle du nombre de membres composant le gouvernement.
Un gouvernement Tukumuli
Ils seront onze. Si l’on excepte le 3e gouvernement présidé par Pierre Frogier entre novembre 2002 et mai 2004 qui ne comptait que dix membres, tous les gouvernements de la Nouvelle-Calédonie depuis la création de l’institution par l’accord de Nouméa, ont compté onze membres. Il n’y a donc aucune raison que le 19e gouvernement fasse exception. Six de ses membres, donc la majorité, seront issus de l’accord de gouvernance entre Loyalistes, Rassemblement et Éveil océanien et cinq seront indépendantistes entre UC-FLNKS et UNI-Palika. Et au sein de ce gouvernement, la majorité, puisque c’est comme cela que cela a été convenu élira le 31 juillet prochain, Milakulo Tukumuli, le chef de file de l’Éveil océanien, comme président. Demain, mardi 21 juillet, le Congrès vote donc la délibération fixant le nombre de membres du gouvernement. Les listes de candidatures pour l’élection des membres du gouvernement devront avoir été déposées au boulevard Vauban le samedi 25 juillet à 23h59 au plus tard. Et l’élection des membres du gouvernement interviendra lors de la séance publique du vendredi 31 juillet. Les spéculations vont bon train quant à la composition de ce 19e gouvernement et beaucoup de noms circulent tant chez les indépendantistes que dans l’accord de gouvernance. Et certains, s’ils se confirmaient, devraient en effet surprendre. A la fin de ce mois, toutes les institutions auront été installées au sortir des élections provinciales du 28 juin dernier.
Nicolas Vignoles



