Une mère et son fils ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans une enquête visant une famille soupçonnée d’avoir attiré, séquestré et dépouillé de jeunes militaires originaires du Pacifique. Deux corps pourraient être liés à des disparitions signalées ces dernières années. L’affaire suscite une vive émotion entre le Var et le Pacifique. À Toulon, plusieurs membres d’une même famille sont soupçonnés d’avoir attiré de jeunes militaires, notamment originaires de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie, avant de les séquestrer et de leur dérober leurs effets personnels. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, les victimes auraient été privées de papiers d’identité, de téléphones ou encore de moyens de paiement. Une mère et son fils ont été mis en examen, notamment pour traite d’êtres humains, violences et séquestration, puis placés en détention provisoire. Les enquêteurs s’intéressent à des faits qui auraient été commis sur plusieurs années, entre 2011 et 2025, au détriment d’au moins sept victimes.
Deux corps découverts
L’enquête a connu un tournant après la découverte d’ossements qui pourraient appartenir à deux militaires portés disparus. L’un d’eux serait Jacques Pakeso, un jeune Calédonien venu en métropole pour intégrer la Marine nationale, disparu à Toulon en 2022 après avoir été hébergé par une famille du quartier de Claret. À ce stade, les investigations se poursuivent afin d’établir précisément les responsabilités et les circonstances des faits.
Légende photo : Jacques Pakeso pourrait être l’une des victimes de l’affaire. ©DR


