Au-delà des chiffres et des pourcentages, il y a des repères plus discrets qui indiquent néanmoins sans trop se tromper qui a gagné et qui a perdu. Il y a d’abord le silence forcement confondant ou, c’est selon, l’explication brève, de tous ceux que le suffrage a laminé, a ruiné les ambitions et a détruits les égos. Et puis il y a les réactions assurant qu’untel a gagné, mais faites de manière si grossière et si outrancière, que l’on doute finalement de ce que cette victoire est réelle et que ce succès existe. C’est le cas du Groupe d’Initiative de Bakou qui, à défaut d’avoir commis une ingérence étrangère durant la campagne, vient tirer les marrons du feu au profit de l’indépendance. Le Groupe d’Initiative de Bakou écrit ainsi sur sa page Facebook, qu’il « salue la résistance héroïque du peuple kanak. Cette nouvelle configuration au Congrès de Kanaky-Nouvelle-Calédonie prouve que ni la répression, ni le soutien aveugle de Paris aux intérêts des descendants de colons ne pourront éteindre la soif de liberté d’un peuple debout ». C’est tellement haineux, faux et idiot que l’on se dit que crier victoire ainsi, prouve qu’ils ne sont pas si certains d’avoir vaincu. Les faux-nez ne marchent que si l’on ne s’aperçoit pas que c’est un faux-nez, si le tarin ne voit comme le nez au milieu de la figure, on peut être sûr que tout est factice et en carton-pâte, comme la victoire du FLNKS.
Nicolas Vignoles


