Pour la première Coupe du monde à 48 équipes, les « petites » nations du ballon rond ont parfois créé la surprise. C’est le cas notamment du Cap-Vert, deuxième de son groupe…
Le passage de 32 à 48 équipes a permis à certaines « petites » nations de gagner leur ticket pour le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Une belle histoire, certes, qui restait à confirmer derrière alors que bon nombre d’observateurs craignaient de voir des rencontres totalement déséquilibrées, voire inintéressantes en phase de poule. Mais alors, comment s’en sont sortis les « Petits Poucets » de cette Coupe du monde 2026 ? On pense aisément à Curaçao, petite île de 150 000 habitants dans les Caraïbes, qui disputait cette année la première compétition mondiale de son histoire. La 82e nation au classement de la Fifa a d’abord subi la loi allemande, assistant à une véritable démonstration dès son entrée en lice malgré un but évidemment historique (7-1).
Mais les îliens ne se sont pas arrêtés là, arrachant, lors de leur deuxième match, le point du match nul face à l’Equateur (0-0). Malgré tout, battu par la Côte d’Ivoire (2-0), Curaçao a été éliminé dès la phase de poule. Elimination également pour Haïti (83e au classement Fifa), battu à trois reprises par l’Ecosse (1-0), le Brésil (3-0) et le Maroc (4-2), ou encore de la Nouvelle-Zélande (85e), qui a tout de même arraché un match nul face à l’Iran (2-2) lors de son premier match. Mais, derrière les résultats, il y a l’expérience. « Jamais je n’oublierais ce moment. J’espère avoir apporté un peu de joie au peuple haïtien, qui a sûrement dû bien fêter le but », a ainsi déclaré l’attaquant haïtien, Wilson Isidor, buteur face au Maroc. Une victoire en soi alors qu’Haïti n’était plus apparu en Coupe du monde depuis 1974…
Le Cap-Vert trace sa route
Mais, la principale surprise revient au Cap-Vert. Pour sa première participation à une Coupe du monde, à l’instar de Curaçao, l’équipe de cet archipel nord-africain aux 525 000 habitants a déjà marqué les esprits en décrochant la deuxième place du groupe H, derrière l’Espagne. Les Requins bleus ont d’abord tenu en échec l’Espagne (0-0), pourtant étiquetée comme favorite à la victoire finale, inscrivant le premier point de leur histoire en Coupe du monde. La 67e nation mondiale a ensuite décroché son second point face à l’Uruguay (2-2), porteuse de deux étoiles grâce à ses victoires en 1930 et en 1950. Et, lors du dernier match, ils ont validé leur qualification avec un troisième résultat nul face à l’Arabie saoudite (0-0).
A noter également la qualification de la République démocratique du Congo, qui avait validé son ticket pour le Mondial lors de l’ultime tournoi de qualification auquel à également participé la Nouvelle-Calédonie, en début d’année.
Dembélé, le triplé libérateur ?
Si Kylian Mbappé a été l’arme offensive numéro un en lors des deux premières rencontres, avec un doublé contre le Sénégal puis contre l’Irak,il n’ est pas le seul danger sur le front de l’attaque tricolore. Et Ousmane Dembélé, s’est rappelé au bon souvenir des défenseurs adverses. Le Ballon d’Or 2025 est bel et bien un redoutable finisseur. Il a ainsi signé un triplé face à la Norvège, permettant aux Bleus de terminer la phase de poule invaincus, avec trois victoires au compteur. Un triplé libérateur pour lui ? Car s’il est évidemment indiscutable avec le Paris Saint-Germain, il a parfois été bousculé ou du moins contesté en équipe de France. Mais, avec ce hat-trick, performance tout de même assez rare en Coupe du monde, Ousmane Dembélé, auteur de 11 buts en 62 sélections, a montré qu’il était l’un des meilleurs attaquants du monde à l’heure actuelle.

Légende photo : Le Cap-Vert peut-il encore créer l’exploit face à l’Argentine en seizième de finale ?
Claire Gaveau



