Aux alentours de 8 heures hier matin, des habitants du Grand Nouméa et des Iles ont eu la surprise d’entendre une alarme stridente émaner de leur téléphone portable. Il s’agissait d’un test du dispositif FR-Alert.
FR-Alert a été déployé sur le territoire national en 2022. Le Haut-commissariat, ainsi qu’il l’a expliqué hier dans un communiqué, prépare activement, « en lien étroit avec l’OPT-NC », son élargissement à la Nouvelle-Calédonie. Ce dispositif d’alerte et d’information de la population permet de prévenir en temps réel toute personne détentrice d’un téléphone portable d’un danger imminent à proximité, et des bons comportements à adopter pour s’en protéger. Elle reçoit une notification accompagnée d’un signal sonore spécifique, même si elle a placé son mobile en mode silencieux. Aucune installation particulière n’est requise pour recevoir ces messages. Un test initial réalisé à Lifou « avait mis en évidence certains dysfonctionnements techniques. Ces premiers retours ont permis d’apporter des améliorations significatives au dispositif, notamment en matière de définition des zones ciblées et de gestion des campagnes d’envoi ». C’est un test « à plus grande échelle »qui a été réalisé hier matin, sur une zone allant de Dumbéa Nord à Nouméa Sud, jusqu’aux îles Loyauté.
De nouveaux tests à venir
Un test qui n’avait pas été annoncé, mais qui a permis de « valider la chaîne de diffusion depuis les serveurs informatiques jusqu’aux relais GSM et aux téléphones portables ». Une nouvelle série d’essais doit encore être conduite dans les prochaines semaines, prévient cette fois le Haut-commissariat, pour valider définitivement l’ensemble du processus et notamment la réception des alertes sur les IPhone, « dont les spécificités requièrent des ajustements supplémentaires ». Le Haut-commissariat conclut son communiqué en s’engageant à « améliorer la communication relative à la nouvelle campagne d’essais ».
FR-Alert a été conçu pour prévenir la population en cas de danger majeur, d’origine naturelle, industrielle, sanitaire, ou terroriste, sur un large périmètre. En Nouvelle-Calédonie, les risques identifiés sont les dépressions tropicales, le risque tsunami, les feux industriels ou encore les graves troubles à l’ordre public. Le dispositif relève du président du gouvernement ou du haut-commissaire, en fonction de la nature du danger et de la compétence dont celui-ci relève. Le déploiement opérationnel de FR-Alert sur le territoire est prévu en septembre et sera accompagné d’une campagne d’information.
Isabelle Peltier


