C’est sans doute l’une des conséquences de l’insurrection du 13 mai 2024, le gouvernement français vient d’étendre à la Nouvelle-Calédonie la mise en place d’un dispositif d’information, FR-Alert.
Le programme FR-Alert est un outil d’alerte et d’information des populations par téléphone mobile. Il ne nécessite aucune installation particulière sur les téléphones portables. En cas de crise ou de danger immédiat, les possesseurs de téléphones situés dans une zone de danger seront alertés via un signal sonore spécifique, même si les téléphones portables sont hors connexion. Ce dispositif existe déjà en métropole. Il a ainsi été utilisé à de multiples reprises ces dernières semaines, en raison des nombreux feux de forêts qui ont touché la métropole.
Dès septembre
Le gouvernement précise que ce dispositif, « une fois activé, informe les personnes concernées sur la nature et la localisation d’un danger ou d’une menace et indique les actions et comportements à adopter. Les notifications pourront transmettre des informations sur la nature du risque, l’autorité qui diffuse l’alerte, la localisation du danger, ou encore l’attitude à adopter ». Une fois mis en place, ce dispositif enverra donc des messages ; le déclenchement des opérations relève de l’autorité du président du Gouvernement et/ou, selon leur domaine de compétences, du Haut-Commissaire. Il est indiqué que « la mise en œuvre effective de ce dispositif est prévue à compter de septembre 2025. Des tests techniques sont prévus à Lifou pour la fin du mois de juillet afin de confirmer le déploiement opérationnel ». Concrètement, les possesseurs d’appareils dotés de la 4 ou de la 5G recevront sur leurs téléphones un message accompagné d’une sonnerie stridente, y compris en mode silencieux et outre le mode avion. Pour ceux qui ne disposent que de la 2 ou de la 3, ils recevront un SMS classique.
Les dangers
Les différentes catégories d’événements pour lesquelles le dispositif FR-Alert peut être activé sont nombreuses. Ce peut être des évènements climatiques comme des inondations, des tempêtes, des séismes ou des tsunamis. Mais également des feux ou des incendies. Des accidents routiers, maritimes, aériens, ou des dangers relatifs à des problèmes chimiques, biologiques ou explosifs. Le déclenchement d’épidémies ou de crises alimentaires entrent également dans le dispositif, ainsi que tout ce qui est lié à la sécurité intérieure comme des attentats ou des évènements engageant la sécurité publique, et l’on pense là à ce que nous avons connu en mai de l’année dernière.
Isabelle Peltier


