Rencontre avec… Maël Kerleguer

Maël Kerleguer, chef de corps du centre d’incendie et de secours de La Foa, revient sur les dernières semaines écoulées et évoque les difficiles semaines à venir, en pleine saison sèche.

LVDC : De nouveaux sapeurs-pompiers sont venus grossir les rangs du SIVM Sud. Comment cela se passe ?

M.L. : On a maintenu le recrutement de dix sapeurs-pompiers volontaires, qui, grâce à la Sécurité civile (DSCGR), ont pu passer rapidement leur visite médicale et débuter leur formation. Ils seront répartis sur les centres de secours de La Foa et de Boulouparis. Les nouvelles recrues sont des jeunes de La Foa, de Farino, de Boulouparis, âgés de 18 à 35 ans. Pour certains, il s’agit d’actifs qui ont perdu leur emploi, d’autres sont des jeunes, pour qui c’est une première marche dans la vie active. Cela leur permet de se former rapidement, d’acquérir une rigueur dans le travail avant de se présenter pour d’autres emplois. ON essaie tout de même d’inciter ces volontaires à trouver du travail dans nos communes afin de continuer à s’investir comme pompier volontaire.

LVDC : A quoi sont-ils formés ?

M.L. : Ils ont été formés au secours à la personne et aux feux de forêt, qui étaient nos deux priorités. Les formations se poursuivent dans les semaines et les mois à venir pour parfaire leur formation jusqu’à la formation incendie, qui nécessite l’investissement de la Sécurité civile. Ces premières formations, en revanche, ont pu être dispensées dans nos locaux car nous avons nos propres formateurs agréés par la DSCGR. Nous avons d’ailleurs accueilli deux collègues chef de centre de Wallis et de Futuna pour une formation de chef d’agrès (cadre responsable d’un véhicule d’intervention feu de forêt), qui sont resté une semaine avec nous. Ils ont d’ailleurs participé à l’intervention sur le feu de Ouano il y a trois semaines. Ces formations délocalisées permettent à tous de venir plus facilement, car la première formation dure six semaines au total (deux semaines d’abord, puis une semaine et enfin une dernière session de trois semaines). Si les personnes sont proches de leur famille, c’est plus facile et motivant.

Nous avons également formé du personnel extérieur (communes, maisons de retraite…) au secourisme et à la manipulation des extincteurs. L’objectif est de créer une véritable culture de sécurité civile, de former un maximum de citoyens. Car, plus on a des personnes formées, plus efficaces seront nos interventions, en particulier sur nos territoires ruraux qui sont très étendus.

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Propos recueillis par Solen Le Bagousse

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