Deux jours de forum sur la sécurité routière

L’insécurité routière en Nouvelle-Calédonie est tout à la fois un fléau et une réalité. Avec un taux de morts sur la route chaque année qui atteint des sommets, la sécurité routière est devenue une priorité institutionnelle.

C’est dans ce cadre que se tient depuis hier et jusqu’à ce soir à Boulouparis, un forum de la sécurité routière. Accueillis par Pascal Vittori, maire de Boulouparis, y ont pris part le président du gouvernement Louis Mapou, Sonia Backès, la présidente de la Province Sud, le Haut-commissaire Louis Le Franc et le commissaire délégué Gregory Lecru, ainsi que de nombreux maires et élus venus de tout le territoire, le Comité de sécurité routière, des membres de la DITTT, du vice-rectorat, l’UFC Que Choisir, l’APE. « Les accidents de la route sont un fléau qui impacte les familles trop souvent endeuillées, a déclaré Pascal Vittori. Le travail est surtout à faire sur nous-même, et j’espère qu’ici, pendant ces deux journées, nous pourrons trouver des solutions. »

Des constats sans nuance

Il a d’abord été fait un état de la situation. « Il faut faire infléchir la courbe des accidents mortels, a déclaré le Haut-commissaire. Nous avons en moyenne, 40 à 45 morts par an, avec des pics à 70 morts comme l’an passé ou en 2014. Et cette année, on est bien parti pour atteindre des chiffres similaires. L’an passé, il y a eu 350 blessés graves, en plus des décès, qui sont dus à 55% à la consommation d’alcool et à 33% à celle de cannabis. » Même constat de la part du président du gouvernement. « On ne peut pas passer notre temps à pleurer et à faire coutume pour nos morts sur les routes, a déclaré pour sa part Louis Mapou. 53% des morts ont entre 18 et 25 ans. On imagine bien l’ambiance dans les familles et les conséquences sociales. Nous allons devoir sérieusement réfléchir au problème et trouver des solutions. »

Quelles solutions ?

Tous ont rappelé que des solutions techniques existaient, comme les radars, mais qu’il fallait d’abord obtenir un changement de comportement. «Ce n’est pas le réseau routier ou les véhicules qui sont en cause, a ainsi déclaré Louis Le Franc, mais bel et bien le comportement humain. » Et Louis Mapou d’insister, « les responsables politiques ont pris conscience des dangers de la route, a-t-il dit, c’est aussi les conducteurs qu’il faut responsabiliser, voir même culpabiliser pour qu’ils assument. » Lors du forum, les participants ont dressé le bilan général de l’accidentologie en Nouvelle-Calédonie, et dressé un point d’étape de l’état l’avancement des 24 recommandations du Conseil permanent de la sécurité routière (CPSR). Ils ont également travaillé en atelier sur les thèmes suivants : Quelle prévention pour faire émerger une culture de sécurité routière ? Quelles évolutions techniques et réglementaires pour améliorer le parc automobile et l’environnement calédonien ? quels outils pour mettre en œuvre une répression efficace ? et quelles pistes de financement possibles ?

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